Dernier article, merci à tous

la guerre des mondes

En 1938, sur la radio américaine Columbia Broadcasting System, Orson Welles provoqua une panique dans New york en adaptant « La Guerre des Mondes » de H.G. Welles. Canular qui le rendit célèbre et lui permit ensuite de devenir un réalisateur incontournable dans l’histoire du cinéma.

Et si le vrai Messie, le fils de Dieu pour les chrétiens, était en fait… Judas ? Si le plus grand canular de l’histoire de l’humanité était en fait d’origine divine ? C’est du moins l’hypothèse, brillamment étayée par divers arguments, aussi solides que cohérents, de José Luis Borges, dans sa nouvelle « Trois versions de Judas » parue dans son recueil « Fictions ». A lire pour en savoir plus, si vous ne l’avez pas déjà fait, comme tous ses autres recueils par ailleurs, particulièrement « Aleph » et « Le labyrinthe ».

Borges aimait les canulars, à dimensions philosophiques ou littéraires, dont celui consistant à tenter de faire croire que l’auteur réel de ses livres était en fait son traducteur Roger Caillois, qui l’a fait connaître en France.borges_1975

Il y eut bien d’autres fameux auteurs de canulars, entre autres :

Romaingary-pseudo– Romain Gary, double lauréat du prix Goncourt, sous son nom pour « Les racines du Ciel » et sous le pseudo Emile Ajar pour « La vie devant soi ».

– Claude Bonnefoy, écrivain qui inventa un jeune auteur surdoué, Marc Ronceraille, disparu prématurément à 32 ans en 1978 en montagne. Avec la complicité de Bernard Pivot, il abusa et ridiculisa nombre de critiques littéraires et d’auteurs réputés, qui se vantèrent publiquement de l’avoir bien connu et encouragé…

– Roland Dorgelès, auteur des « Croix de bois », avec le fameux tableau, « Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique », signé de « Joachim-Raphaël Boronali ». Il fut exposé et admiré au prestigieux Salon des indépendants. Dorgelès révéla ensuite qu’il avait été peint par l’âne « Lolo » du propriétaire du « Lapin Agile » de Montmartre, en présence d’un huissier de justice…

« Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique »

J’en ai commis quelques uns aussi, plus modestes certes et moins retentissants, mais divertissants. J’ai toujours eu ce penchant pour les canulars, pour cette forme d’affabulation qui permet sous un jour ludique de remettre en cause nos convictions, la prétendue réalité, comme la fragilité de la notion de vérité.

Il m’est arrivé, (il y a prescription), comme pigiste peu rémunéré pour l’édition d’un livre populaire sur des records en tous genres, d’inventer la planète la plus légère de la Voie Lactée, en citant trois sources de sérieuses références, aussi fausses les unes que les autres. L’article en question fut validé et publié.

Lors du baccalauréat, durant l’épreuve de philosophie, j’ai appuyé ma thèse par des citations fantaisistes, créées de toutes pièces, de Spinoza et de Max Stirner, soit disant tirées de « L’unique et sa propriété » pour ce dernier, et qui me valurent un 16 sur 20. Comme en dessin, alors que je remettais mon gribouillis désespérant, je glissais à mon examinateur que j’espérais entrer ensuite dans une école de beaux arts, pour suivre les traces de mon oncle, illustrateur de livre d’art… Résultat, 19 sur 20 pour mon immonde croquis. Sans ces deux notes, jamais je n’aurai obtenu ce diplôme, qui par ailleurs, ne me servit jamais à rien mais fit tant plaisir à mes parents.

Une autre fois, je passais une audition dans un petit cabaret parisien. A l’époque, je me destinais à être comédien, je galérais et j’avais écrit quelques sketches. Il y avait là plusieurs artistes qui attendaient leur tour, musiciens, magiciens, dont un transformiste. Il m’aborda, curieux de ce que j’allais présenter comme numéro. Je ne sais pas pourquoi, le cadre un peu sordide et triste de l’endroit sans doute, mais j’ai lâché les brides de mon imagination.

Je fais des claquettes, lui affirmais je. C’est mon père qui m’a appris. Mais lui, c’était un vrai maître. Une pointure… il a eu une carrière internationale.

Ah oui ? J’adore les claquettes, fit il, impressionné…

– Il faut dire que c’était un numéro unique. Parce qu’il était cul de jatte, alors il faisait des claquettes sur les mains. Ça plaisait beaucoup au public. Jusqu’au jour ou il a eu un accident et on lui a coupé un bras. Après, il a monté un numéro de castagnettes, mais ça n’a pas autant marché…

– Ah merde… Désolé. ajouta-t-il avec une sincérité désarmante.

Je n’ai pas eu le cœur de lui révéler la vérité… Et nous n’avons, ni l’un ni l’autre, été sélectionné.

Il y en eut de moins charitables et plus cruels, je l’avoue. Une touriste anglaise, ravissante, a cru un jour ma version de  » la caille aux raisins ». Le seul volatile sur Terre à posséder des dents, d’où sa capacité à croquer les grains de raisins qui parfument sa chair si délicatement.

Mais le plus incroyable selon moi, le plus abouti, fut sans conteste celui qui eut lieu dans un ancien relais de chasse en Sologne transformé en résidence secondaire et qui appartenait aux parents d’une amie. Nous y étions partis en week end avec un groupe de jeunes comédiens et musiciens.

Amateur de champignons, j’avais déniché au matin trois kilos de Girolles dans les bois avoisinants et les rapportait fièrement. Une jeune américaine, récente petite amie d’un des nôtres, me demanda avec une pointe d’anxiété, si j’étais absolument sur de moi. Je confirmais, tout en laissant planer l’ombre d’un doute…

Capture d’écran 2015-06-16 à 10.33.30Le soir même, nous les dégustions autour d’une grande table, sous forme d’omelette, arrosés de vins. Thérésa, la jeune américaine, dubitative, les piquait du bout de sa fourchette, hésitante… Enfin, voyant que tout le monde se régalait, elle se lança et apprécia. En cours de repas, Patrick, qui devient par la suite un comédien réalisateur reconnu, joua sa partition à la perfection sur la durée d’un long métrage…

Il commença par déboutonner sa chemise en s’étonnant que personne ne souffrit de la chaleur autant que lui. Puis il fut pris de frissons, et parut avoir de la difficulté à respirer. Il avait la capacité, que je découvris alors, avec non moins de stupéfaction que Thérésa, sans éprouver sa terreur grandissante, de faire gonfler son ventre de manière assez impressionnante.  Il avait une boule au ventre de la taille d’un ballon de hand. Il commença à mimer des tremblements, puis des spasmes, de plus en plus violents.

La jeune femme, dans son accent charmant, émis l’hypothèse, angoissée au plus haut point, que son malaise était peut-être du à l’ingestion de champignons vénéneux, d’autant qu’elle était en première année de médecine… Je tentais de la rassurer tout en lui confiant que, en effet, la Girolle pouvait être confondue avec une espèce mortelle, mais heureusement très rare.

Une heure plus tard, Patrick sombrait sur le canapé dans une sorte d’état cataleptique, inconscient. Lorsque Thérésa nous supplia pour la énième fois d’appeler un médecin en urgence, nous ne résistions plus au fou rire. Elle nous en voulut, à juste titre… et à moi en particulier, jusqu’à ce que la soirée ne tourna à la bataille de boules de neige, confectionnées à partir d’une mousse au chocolat.

Ah au fait, le titre de cet article est un clin d’œil à son sujet même… Je n’ai pas l’intention d’arrêter ce blog pour l’instant… mais j’ai glissé ci et là, de fausses informations, quelques canulars à l’intérieur de canulars, selon le principe des poupées russes. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Incorrigible… saurez vous les déceler ? Et vous ? En avez vous commis, vous aussi, ou en avez vous été victime parfois ?

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Publié par

Francis Palluau

Scénariste, auteur, réalisateur, professeur, consultant touriste sédentaire.

32 réflexions au sujet de “Dernier article, merci à tous”

  1. Une prémonition pour l’histoire du bac de philo mais le croquis me parait un peu plus plausible bien que je n’y ait pas été pour en être sûre 🙂

    Je trouve votre blog vraimeny très vivant! De par vos articles mais également de par ce qu’ils peuvent susciter comme réaction chez vos lecteurs !

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    1. Et moi, je suis très content de te revoir passer ici et d’apprécier ! Ce blog est pour moi un espace de liberté et d’échanges. J’y écris ce que je ne pourrais écrire ailleurs, selon mon humeur et l’inspiration du moment… et le fait de pouvoir recevoir en retour les impressions des lecteurs, dialoguer avec eux, est source de plaisir et de motivation. Comme un acteur qui reçoit les applaudissements, les rires, les silences émus d’une salle en retour.

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  2. ‘piégée’ itou 🙂
    comme ‘vy, dès la publication de cet article dont le titre m’avait interpellée, j’étais vite allée lire la fin ( sans trop y croire non plus….et je fus rassurée! 🙂 )
    ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pris le temps de *tout* lire (commentaires compris)

    je ne suis pas une adepte des canulars car, comme jerfau, je crois *tout* d’emblée et, ds un premier temps, me sens un peu ‘gourde’ d’avoir ‘plongé’ 😦
    ensuite je souris car j’applaudis la ‘prouesse’ 😉

    par contre ce qui me fascine ‘vrai-ment’ ds *tout* ça, ce sont les réflexions que ça engendre….. et les connections entre ceux qui écrivent, qui lisent
    je travaille depuis 23 ans avec des adultes handicapés mentaux ( comme vincent en quelque sorte 😉 ) ds un foyer d’hébergement
    je viens donc d’apprendre que tu as un fils autiste et si on lit avec *attention* mes articles, on peut constater que je connais bien la Haute-Marne ( où vincent a sa grand-mère….et merci à lui de mettre ‘l’accent’ sur ‘notre’  »accent » 😉 ) et que je relaie avec ‘conviction’ ce qui est ‘lié’ au handicap, quel qu’il soit

    alors, (selon moi), les meilleures ‘histoires’ sont celles qui se tissent ‘ainsi’

    celles que nous déposons *tous* ici chaque jour

    la singularité de chacun est une mine d’or et je ne me lasse pas d’en voir toutes les ramifications

    *observer la vie*, cette Vie-là, qui recoupe la mienne, c’est passionnément riche

    alors merci francis, merci d’avoir ‘pondu’ cet article ‘souriant’ qui, finalement, va bien au delà du divertissement ( à mon *sens* et ‘pour’ moi 😉 )

    ps: un film qui me ‘touche’ de près au sujet du handicap, c’est celui-ci: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=24808.html
    tiré de l’histoire ‘vraie’ de la sœur du réalisateur jpierre sinapi, éduc de foyer (comme moi), il a été tourné avec des ‘vrais’ comédiens handicapés que nous avons reçu lors d’un festival que nous organisions……

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    1. Merci de ces confidences! L’humour est la politesse du désespoir, disait… un écrivain dont je ne me souviens plus du nom. J’essaie souvent d’aborder les sujets avec légèreté, ce qui ne veut en effet pas dire superficiel. La gravité n’est pas la profondeur. Je vais aller voir sur allociné !

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  3. Le dernier en date, c’était hier, nous étions en formation sur la question de la sexualité des personnes handicapées mentales. A la pause, je croise les secrétaires de l’établissement dans lequel je travaille. Elles me demandent si c’est intéressant. Je leurs répond que oui, que le formateur nous a mis par binômes et que j’avais eu la chance de tomber sur une collègue avec laquelle je m’entends à merveille (Je cligne de l’œil, genre c’est un vrai canon) et que du coup il nous avait choisis pour faire les démonstrations.

    Les secrétaires se regardent étonnées et souriantes en même temps,

    – Les démonstrations de quoi ?

    – Ben, les positions qui sont autorisées à l’IME. (Institut médico éducatif).

    Elles se regardent encore en souriant,

    – Mais c’est une blague?

    – Mais non, mais pourquoi vous croyez qu’il est venu, c’est vachement bien, on apprends plein de trucs, je savais pas mais même ici, on ne les laisse pas avoir de gestes amoureux alors qu’ils en ont parfaitement le droit et je peux vous dire qu’avec mon binôme on s’en donne à cœur joie…

    – C’est qui ?

    – Ah, ça non! Je ne vous le dirais pas!

    Et je pars du secrétariat.

    Quelques minutes plus tard, alors que j’avais complètement oublié cette histoire et que j’étais en pleine discussion avec un collègue sur la question de savoir si le test de dépistage de la trisomie et la possibilité qu’il y avait de faire à sa suite un avortement thérapeutique relevait de l’ordre de l’eugénisme, j’entends à l’autre bout de la salle une des secrétaires s’exclamer à haute voix et en riant,

    – Mais quel con, il nous a fait croire que vous étiez par deux et que vous mimiez des gestes.

    Sinon, j’ai été victime de canulars, je m’en souviens d’un que je n’ai pas trouvé drôle du tout, d’ailleurs il a coûté à son hauteur une belle remontrance.

    J’étais surveillant de baignade dans une colonie, nous descendions par étapes une rivières dans le Lot. La colonie durait trois semaines et je passais des journées très stressantes parce que dès le premier jours, j’avais du me jeter à l’eau pour secourir un jeune dont le canoë s’était retourné et qui avait été emporté par le courant. Nous campions sur les berges de la rivières. Un matin, alors que je déjeunais tranquillement, j’entends des appels au secours, « Il se noie, il se noie! », je me lève à toute vitesse renversant mon café dans la précipitation et j’accours jusqu’à la rivière et demande affolé à l’auteur de l’appel, ne voyant rien à la surface de l’eau, pas un remous, « Où, où? ».

    Le jeune me révèle alors que c’est une blague, plié de rire. Mon cœur devait battre à 300 pulsations minutes, je ne sais pas ce qui m’a retenu de lui foutre une gifle, encore aujourd’hui, en racontant ça, alors que vingt ans ont passé et que je bannis la violence, j’ai l’impression de retenir mon bras.

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  4. Bon puisqu’il ne faut pas hésiter, c’est parti!

    Je fais souvent des canulars mais pas aussi accomplis que les tiens, le coup des champignons est très fort. J’en fais de beaucoup plus modestes. Ne sachant pas lequel raconter, j’ai demandé à ma femme celui qui lui semblait le meilleur. Sans hésiter, elle m’a rappelé qu’à la fin d’une fête de famille tardive, alors que je m’apprêtais à démarrer la voiture pour rentrer, une tante m’a demandé si je n’étais pas trop fatigué pour conduire.

    Je lui ai répondu;

    – Alors là, ne crains rien, comme l’autoroute est toute droite, je demande aux enfants de ne pas faire de bruit et je pique un petit roupillon histoire de me requinquer un peu.

    Elle m’a répondu très sérieusement et un peu affolée;

    – Mais c’est dangereux!

    Sinon, j’aime bien piéger les gens au téléphone. Ma grand-mère avait un immense jardin dans lequel elle faisait pousser des montagnes de haricots verts. On passait des après-midi entières à les écosser puis à en faire des bocaux qu’elle distribuait pour une part à sa famille et amis. Une fois je l’appelle en me faisant passer pour un vendeur de produits surgelés et je lui propose de lui vendre des haricots verts. Elle me réponds avec son accent de la haute-marne et en rigolant, elle était comme ça, elle rigolait facilement,

    – Ah! Ben qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse de vos haricots, j’en ai plein chez moi!

    – Mais les vôtres sont moins bons que les nôtres.

    Elle rigole un peu moins, on peu plaisanter mais y a des limites!

    – Mais pourquoi vous dites çà, vous ne les avez jamais goûté.

    – Non, c’est vrai, je ne les ai jamais goûté mais c’est quelqu’un qui en a déjà mangé qui me l’a rapporté.

    Elle ne rigole plus du tout.

    – Mais, mais, mais alors ça c’est la meilleur, mais qui donc ?

    – Je ne peux pas vous le dire précisément, mais c’est quelqu’un de votre entourage très proche. Il m’a dit aussi qu’ils étaient plein de produits chimiques et qu’il craignait de finir empoisonné à force d’en manger.

    Elle se fâche.

    – Mais qui c’est qui vous a encore raconté ces bêtises! Y’a pas de produits chimiques chez moi!

    – il m’a parlé d’un produit pour tuer les limaces.

    On l’avait charriée avec ça au repas de Noël devant l’immense plat de haricot habituel, elle se vantait qu’ils étaient bio.

    – Y’en a pas sur les haricots!

    – Oui, mais avec la pluie, ça pénètre dans la terre et les haricots en boivent.

    – Ah mais qui c’est qui vous a raconté des bêtises pareilles?

    – Peu importe Madame, ce qui compte, c’est votre santé et celle de vos enfants et petits-enfants, vous ne voudriez pas qu’ils tombent malades à cause de vous?

    – Mais qu’est-ce que vous me racontez, mes haricots sont très bien comme ils sont, ça fait plus de cinquante ans qu’on en mange et personne n’a jamais été malade! Attendez voir que je vais trouvé celui qui vous a raconté ces conneries (habituellement elle est très polies, mais là, c’en était trop, elle sort de ses gonds). C’est qui donc?

    – Bon, je vais vous le dire, mais promettez-moi de ne pas le répéter.

    – À qui voulez-vous que j’aille le répéter ? C’est qui donc ?

    – C’est votre petit-fils, Vincent.

    – Ah! C’est pas vrai… Ah! Le saligot!

    Là, je n’y tiens plus et je lui dis la vérité dans un éclat de rire qu’elle partage et que nous avons longtemps partagé en nous remémorant ce canular. J’en ai plein d’autres qui me reviennent maintenant que je me suis lancé mais il est l’heure d’aller se coucher.

    Bonne nuit

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      1. Ce fut un plaisir, je me suis pris au jeu et j’en ai fait un article un peu mieux présenté sur mon blog. J’ai hésité à le publié parce qu’habituellement j’y parle plutôt de poésie, mais je me suis rappelé la phrase de Margueritte Duras que j’ai mis en exergue de mon site « On a le droit de le faire » et je l’ai fait. Merci à toi pour ton article fort réjouissant.

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        1. De rien, c’est un plaisir également de te lire. et je suis ravi d’avoir pu t’inspirer ! D’autant que j’ai découvert que tu travaillais avec des enfants ou adultes handicapés. Or le mien, qui a 25 ans à présent, est autiste. si ça t’intéresse, j’en parle de temps à autre, par exemple dans ces deux articles : « Sèche-limbes » et « la toupie vivante ».
          J’ai également une page consacré à poésie : Délestage. En dehors d’autres articles ou j’évoque certains poètes qui m’ont marqué, comme Cendrars (l »extinction des dragons »). Je repasserais très bientôt sur ton blog pour le découvrir plus en détails ! A bientôt !

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      2. Au sujet de l’autisme, qui n’est malheureusement pas un canular, je travaille auprès d’enfants et d’adultes handicapés mentaux depuis l’âge de 17 ans, j’en ai 48. Je suis psychomotricien, c’est un métier qui m’apporte beaucoup de bonheur. Je fais souvent état de mon activité professionnelle sur mon blog, j’ai fais une petite sélection de deux articles, qui je crois, sont révélateurs de mon regard sur le handicap mental.

        https://misquette.wordpress.com/2014/12/13/113-un-tramway-nomme-desir/

        https://misquette.wordpress.com/2015/01/23/158-vivante/?preview=true&preview_id=2154&preview_nonce=61f5e036f9

        Je viens de lire les tiens concernant ton fils. Je ne sais pas pourquoi, ça m’a touché que tu en parles comme ça, aussi directement, peut être est-ce parce que je suis content pour vous, ton fils et toi, que tu sois aussi à l’aise avec ça. Ça n’est pas le cas de tout le monde, certains parents vivent le fait d’avoir un enfant handicapé mental, je précise bien, mental, comme une honte et peut-être l’image que l’on donne de ce handicap dans les médias y est-elle pour quelque chose. Je trouve aussi que les films qui parlent de ce sujet sont décevants, voir très décevants. Je ne connais pas les raisons qui font qu’ils le sont pour toi, peut-êtres sont-elles à l’opposé des miennes, pour moi, c’est parce que les reportages prennent quasiment à chaque fois des cas qui évoluent plutôt favorablement, omettant de dire qu’ils ne sont pas révélateurs de la plupart des situations, qui sont elles souvent beaucoup plus péjoratives du point de vue de l’évolution. Les contes de fée sont vendeurs à 13h au journal de TF1. Il y a un film cependant qui fait exception, celui de Sandrine Bonnaire consacrée à sa sœur Sabine.

        Quand je l’ai vu, je me suis dis qu’enfin on montrait la réalité de ce que vivent les familles, parce que je sais un peu ce qu’elles vivent, moi qui ai travaillé à leur domicile pendant 14 ans. Le problème de véhiculer une image édulcorée de la réalité, c’est qu’on sous-estime les difficultés auxquelles les personnes handicapées et leurs proches sont confrontées mais également on culpabilise les parents quand leurs enfants n’ont pas le parcours de ceux qu’on met en vitrine alors que malheureusement, aussi précoce et riche que soit la prise en charge, certains enfants restent lourdement handicapés. Le danger aussi est, et c’est pas le moindre, que l’on face du forçage éducatif sur les enfants, de l’acharnement éducatif, « À la télé ils ont montré un jeune autiste qui a même réussit à apprendre à lire avec la méthode machin, alors pourquoi pas lui », alors vas-y que je te coince le gamin sur une chaise jusqu’à ce qu’il mette la pièce du puzzle à sa place et que je lui donne une fraise Tagada si il réussit (recommandation de l’ANESM*) et vas-y que le gamin ne fais plus rien sans sa fraise Tagada et développe des troubles du comportement à force d’être contraint, troubles que l’on va traiter en le bourrant de médicaments, (recommandation de l’ANESM, également). J’aime bien le slogan de la nouvelle pub de Wolkswagen, il n’y a pas de progrès sans plaisir.

        Bon, finalement, j’y suis allé de ma bafouille, le sujet me passionne, c’est toi qui a commencé!
        A bientôt.

        * Agence nationale de l’évaluation des établissement… médico sociaux.

        PS1; Il y a aussi le livre de Jean-Louis Fournier, Où on va papa? qui est excellent, à la fois grave, drôle, émouvant, et pour le coup qui n’édulcore pas la réalité.

        PS2; J’espère que mon tutoiement ne te dérange pas, il me vient naturellement avec certaines personnes. Ça n’est pas une marque d’irrespect, je suis comme Prevert,
        ….
        Rappelle-toi cela Barbara
        Et ne m’en veux pas si je te tutoie
        Je dis tu à tous ceux que j’aime
        Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
        Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
        Même si je ne les connais pas

        PS3; FIFA 2015 😉

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        1. J’approuve à cent pour cent ton commentaire. Je vais lire tes deux articles dès que possible. J’espère bientôt (le contrat est en signature…) pouvoir développer un scénario sur un enfant autiste, sans édulcorer justement, et le réaliser pour la télé.

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  5. D’abord, je n’ai pas cru un instant que ce serait ton dernier article, et tant mieux!
    Ensuite, je voudrais croire que ce sont les canulars que je trouve les plus drôles qui sont vrais: « La caille aux raisins » et « Le danseur de claquettes », mais je m’en fiche en fait, vraies ou fausses, ce qui me plait c’est de profiter de ton imagination débordante et joyeuse! MERCI Francis!

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    1. Ta gentillesse et ton enthousiasme sont l’une des principales sources de ma motivation quand j’écris. Raconter une histoire en donnant du plaisir et des émotions à ceux qui la lisent. Peu importe au final, lesquelles sont vraies ou non tant qu’elles atteignent ce but. La grande majorité sont vraies cependant, et je préciserais lesquelles sont fausses, ou en partie fausses, dans quelques jours… pour vous faire revenir ! Mais si vous avez vous même vécu un canular, d’un côté ou de l’autre, n’hésitez pas à partager !

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    2. Alors voilà : Presque tout est vrai, hormis la panique provoqué à New York par l’émission d’Orson Welles, qui a été grandement exagéré (cela dit, je l’ai cru moi-même durant fort longtemps). Pour l’audition dans un cabaret, elle est vraie mais je n’ai pas été jusqu’à l’amputation du bras… comme la précision concernant mon oncle illustrateur qui est aussi un ajout lors du bac dessin.

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    1. Alors voilà : Presque tout est vrai, hormis la panique provoqué à New York par l’émission d’Orson Welles, qui a été grandement exagéré (cela dit, je l’ai cru moi-même durant fort longtemps). Pour l’audition dans un cabaret, elle est vraie mais je n’ai pas été jusqu’à l’amputation du bras… comme la précision concernant mon oncle illustrateur qui est aussi un ajout lors du bac dessin.

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    1. Non, je les ai bien inventé. J’ai parfois récidivé. C’est intéressant d’écrire une sentence et de l’attribuer à un autre (Cioran par exemple). La plus anodine devient la plupart du temps d’une profondeur indiscutable…

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  6. Ça a vraiment dû faire un délicieux repas.
    Pour ce qui est du cruel canular, cinq minutes, j’aurais compris et même ri avec vous, mais plus d’une heure… pas drôle… pauvre dindon, je la comprends de vous en avoir voulu… vous êtes-vous revus?
    P.-S. C’est la planète alors, votre oncle illustrateur, ou les citations fantaisistes? Ou l’ensemble de ces réponses peut-être?… Vous nous le direz, j’espère…

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    1. Je vous le dirais mais pas tout de suite, j’attends d’autres avis… Pour l’heure cruelle, un peu plus même en durée, cela reste comme un grand moment dans ma mémoire, même si je n’en suis pas particulièrement fier, ni honteux à vrai dire… A vivre, c’était assez exaltant et je suis certain qu’elle doit s’en souvenir encore elle aussi, même si en effet, nous nous sommes perdus de vue (mais pas juste après, ni du à cette « mauvaise plaisanterie », elle devait simplement rentrer dans son pays poursuivre ses études)

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    2. Alors voilà : Presque tout est vrai, hormis la panique provoqué à New York par l’émission d’Orson Welles, qui a été grandement exagéré (cela dit, je l’ai cru moi-même durant fort longtemps). Pour l’audition dans un cabaret, elle est vraie mais je n’ai pas été jusqu’à l’amputation du bras… comme la précision concernant mon oncle illustrateur qui est aussi un ajout lors du bac dessin.

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    1. Eh non, elle est vraie. J’ai même encore des amis témoins qui pourraient la certifier authentique. Je sais, elle peut paraitre limite. Mais elle s’est improvisée au fur et à mesure, dans l’effervescence, vin aidant l’inspiration…

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  7. Bravo Francis pour ces canulars. J’avoue que le titre m’a un peu inquiété. Je suis incapable d’inventer le moindre canular et (je ne devrais peut-être pas le dire) je suis très crédule. J’ai tendance à croire tout le monde sur parole.

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  8. Ah c’est malin ça ! D’habitude je ne lis jamais la fin avant le reste, et là, wizzzz je suis allée direct au dernier paragraphe dès que j’ai lu le titre. Oh ben non, Francis va pas nous faire ça ! Ouf ! Je vais pouvoir lire le reste tranquillement, maintenant. C’est bien la première fois que je laisse un commentaire sans avoir lu l’article.

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