Big, Sweet and Number 1

Neuf ans condensés en trois mots. Soit un mot tous les trois ans. C’est vous dire à quel point ils sont pesés… Ils peuvent résumer mon expérience de la vie américaine, du moins donner un aperçu de toutes ces années passées près de Chicago, avec ses « big » moments, ses « sweet » souvenirs, et le sentiment d’avoir été la plupart du temps reçu comme un number one (de quoi ? Là est toute la question…) Continuer la lecture de Big, Sweet and Number 1

J’ai raté ta vie

Hoghead A l’étal d’un bouquiniste, il y a des années, j’ai découvert le visage de Bukowski sous le titre « Journal d’un vieux dégueulasse ». Les deux collaient parfaitement. J’ai pris ce livre, lu sa première phrase. Je suis allé jusqu’au bout le soir même et j’étais un autre quand je l’ai refermé. Pas tout à fait un autre non plus, n’exagérons rien, ni forcément plus dégueulasse, mais tout de même, il m’a aidé à m’assumer. Quelques livres Continuer la lecture de J’ai raté ta vie

La toupie vivante

Aujourd’hui, pas de moments perdus mais un moment éperdu. J’en ai eu beaucoup de ces moments éperdus avec mon fils. De ces moments qui vous marquent par leur intensité et resteront toujours aussi à vif.

Souvent, lorsque j’ai vu un documentaire ou une fiction sur l’autisme, j’ai été déçu, voire même révolté car je ne reconnaissais presque pas mon expérience tant le traitement en était édulcoré ou peu représentatif de la grande majorité des autistes. Continuer la lecture de La toupie vivante

Fatalitas 2

vision de cauchemarMercredi, 14 h 30. une salle de réunion d’un distributeur de films. Le réalisateur, le producteur et l’équipe de distribution attendent les résultats de la première séance parisienne. Gros budget, grosses stars, gros marketing, grosse daube. Son slogan : Une comédie familiale sur la famille. Tout ce monde là est à cran car personne n’est dupe. Ils ont l’habitude de faire des films nuls Continuer la lecture de Fatalitas 2

Rien ne sert de courir, il faut faire le point

Je cours peu, je n’ai jamais beaucoup couru, et jamais par plaisir. Je n’ai même plus de baskets depuis longtemps et les tenues adaptées à cette activité ne m’inclinent pas à pratiquer.

Cependant, je contemple ceux et celles qui s’époumonent et gambadent avec beaucoup d’intérêt. Je ne m’en lasse pas. Non pour me moquer ou ironiser assis sur un banc, cigarette aux lèvres. Simplement pour tenter d’imaginer leur vécu, d’extrapoler sur leur métier, leur vie privée, leur situation sociale, leur tempérament d’après leur manière de courir. Continuer la lecture de Rien ne sert de courir, il faut faire le point

L’intérieur jour n’est pas toujours clair

Il y avait ce mur noir en face de moi. L’inverse de la page blanche sur mon écran, que je tentais de noircir en vain, avec des personnages, des situations et des dialogues. J’essayais de trouver une sortie à l’impasse dans laquelle s’engluait mon histoire en touillant le sucre de mon café allongé, dans un gobelet en plastique blanc. C’était au bord du canal Saint-Martin, dans une ancienne usine reconvertie en lieu alternatif, tenant du bistrot, de la salle de concert et d’une salle d’exposition.

15102014665

Un serveur se mit alors à repeindre le mur au rouleau. Continuer la lecture de L’intérieur jour n’est pas toujours clair