Sizif se parle

Nouvelle aventure tout à fait ordinaire d’un homme tout à fait banal.

Je pense donc je suis. Ça, c’est de la punchline et de la bonne. Seulement moi, même si je m’efforce de penser, je ne suis pas Descartes et je ne sais toujours pas qui je suis vraiment. Lequel des deux suis je ou pense, hein ? ajoute Sizif en pensée, donc à l’autre lui-même, le « Je » qui suis mais qui pense aussi, comme un clone, une réplique qui réplique. Car celui qui pense suit rarement celui qui est, pendant que celui-ci hait parfois celui là, qui le pense en train d’être. Vous suivez ? Continuer la lecture de Sizif se parle

Ciné Ma Difference

Si vous parlez anglais, si vous aimez les arts, la culture française, si vous connaissez, de loin ou de près, des personnes avec des troubles envahissants du développement tel que l’autisme par exemple, si vous pensez que la culture et ses lieux de prédilection devraient être accessibles à tout le monde, alors lisez ce blog, abonnez vous, partagez le.
Je suis fier et heureux de vous annoncer la création de ce blog anglophone, sur l’art et la différence en France, par celle qui m’a toujours encouragé et soutenu…

Frog & Ted

Capture d’écran 2016-05-19 à 14.00.08The film industry in France, referred to as le Septième Art, has had a leading role in French cultural heritage ever since the Lumière brothers held their first screening of projected motion pictures in the late 19th century. The prestigious Cannes Film Festival is only one of over fifty annual festivals in France devoted to film as an art form. Paris has the highest number of movie theaters per resident than any other European capital and ticket sales in France are the fourth highest in the world. Obviously, even in the age of streaming, going out to le cinema remains extremely popular. However, people who are  » differently-abled  » are often denied

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Au bonheur de Belleville

street art rideau de fer belleville paris
Le lecteur, peinture sur rideau de fer d’un magasin d’une rue de Belleville.

Certains auteurs sont associés à une ville ou même un quartier. C’est le cas entre autres de Chester Himes pour Harlem, de Daniel Pennac pour Belleville. Deux auteurs qui pour moi ont des airs de cousins très éloignés. Par les titres de leur roman, « La reine des pommes » et « Au bonheur des ogres« , « Il pleut des coups durs » et « La fée carabine« , par leur emploi de la série noire Continuer la lecture de Au bonheur de Belleville

Sizif dans le miroir

Nouvelle aventure tout à fait ordinaire d’un homme tout à fait banal.

Sizif évite son reflet. Peut être parce qu’il a l’impression d’être déjà un reflet. Le reflet du regard des autres, de ce qu’il pense être, de ce qu’il voudrait être ou de ce qu’il n’est plus. Il se méfie donc des miroirs et de leur prétendue impartialité. Pour lui, ce ne  sont que des accessoires serviles et hypocrites, qui Continuer la lecture de Sizif dans le miroir

L’extérieur nuit n’est pas toujours sombre

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Ai wei wei (se prononce ouille non non)

Lorsque j’ai ouvert ce blog, il y a un peu plus d’un an, j’étais dans une période de ma vie ou j’avais l’impression de tourner en rond dans mon inspiration et dans mon travail même de scénariste-réalisateur. Je ressentais le besoin de chercher Continuer la lecture de L’extérieur nuit n’est pas toujours sombre

Sizif et des poussières

Nouvelle aventure tout à fait ordinaire d’un homme tout à fait banal.

Chacun son rocher à pousser sans fin, chacun sa colline à monter sans cesse. Mais il y a un rocher auquel nous sommes tous confrontés. Un rocher microscopique et pourtant harassant, symbole d’éternité et du quotidien : le grain de poussière. Vous avez beau le balayer, l’aspirer, l’épousseter, il revient, il s’agglutine Continuer la lecture de Sizif et des poussières

Volumes encyclopédiques

Photo Helmut newton
Photo Helmut Newton, recadrée par mes soins.

Au téléphone, sa voix d’oiseau mouche, au débit propre à m’étourdir, m’assura qu’il était bien sûr possible de payer à crédit sur trente mois à un taux ridicule… Ce qui, somme toute, équivalait à l’achat d’un paquet de blondes par jour.

J’en fumais déjà plus d’un, lui annonçais-je avec ménagement, et comptais dépasser le deuxième bien avant de pouvoir lui régler la moindre facture. De surcroît, j’étais chômeur, sans allocation. Son timbre aigu émit un rire dissonant. Continuer la lecture de Volumes encyclopédiques